Belgique CDM 2026 : la génération Lukaku-De Bruyne joue sa dernière carte
Les Diables Rouges de Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku jouent peut-être leur dernière carte au Mondial 2026. Groupe G accessible, camp de base à Seattle — analyse complète.
La Belgique débarque à la Coupe du Monde 2026 avec un statut ambigu : celle d'une grande équipe qui n'a jamais tenu sa promesse. Pendant des années numéro un au classement FIFA, les Diables Rouges abordent ce Mondial américain avec une conviction mêlée d'une certaine nostalgie. La génération De Bruyne-Lukaku joue peut-être ses dernières cartes sur la scène mondiale.
Groupe G : une opportunité à saisir
Le tirage au sort a été clément. L'Égypte s'appuie sur Mohamed Salah — une menace réelle, un joueur capable de tout — mais le collectif reste limité à ce niveau. L'Iran est organisé, difficile à manœuvrer, mais sans réelle puissance offensive face à une équipe de rang mondial. La Nouvelle-Zélande, seule représentante de l'OFC, n'a pas les moyens de rivaliser avec les Diables Rouges sur 90 minutes.
En clair : si la Belgique ne sort pas première de ce groupe, ce sera une catastrophe sportive. Tout se jouera ensuite, dès les huitièmes.
Kevin De Bruyne : l'homme qui fait basculer les matchs
À 34 ans, Kevin De Bruyne reste le joueur le plus décisif de cette sélection — et probablement l'un des cinq meilleurs milieux de la planète quand il est en forme. Sa vision du jeu, ses passes millimétrées, son activité dans les deux surfaces sont uniques. Rudi Garcia bâtit son système autour de lui : les couloirs, le pressing, les transitions rapides — tout passe par KDB.
Le problème, c'est la longévité physique. Les blessures musculaires répétées depuis 2022 obligent à gérer son temps de jeu avec précaution. Un De Bruyne à 100 % rend la Belgique redoutable. Un De Bruyne diminué, et c'est l'ensemble du collectif qui en pâtit.
Lukaku, Openda, Doku : le trio offensif
Romelu Lukaku a une revanche à prendre. L'Euro 2020 lui avait laissé des cicatrices — plusieurs occasions nettes manquées en finale — et son parcours chaotique entre Chelsea, la Juventus et Naples a alimenté les doutes sur son mental dans les grands rendez-vous. Mais à Naples cette saison, il a retrouvé un équilibre et une régularité. Physiquement, il reste l'un des avant-centres les plus redoutables d'Europe.
À ses côtés, Lois Openda (Leipzig) a explosé en Bundesliga et représente l'avenir de l'attaque belge. Rapide, technique, capable de jouer seul ou en combinaison. Jeremy Doku (Man City), lui, apporte la vitesse et l'imprévisibilité sur les ailes — exactement ce que la Belgique cherchait à reconstruire après Hazard.
Le camp de base : Seattle
Les Diables Rouges s'installeront au Seattle Sounders FC Performance Centre, à Renton — une infrastructure de premier niveau, familière du football professionnel américain. Seattle accueille d'ailleurs le premier match de la Belgique contre l'Égypte, le 15 juin au Lumen Field.