Après l'euphorie de la nomination, place au chantier : Zidane doit déjà penser à l'Euro 2028
La présentation officielle de Zidane le 28 juillet a fait le tour des médias. Reste maintenant le plus dur : transformer un groupe encore marqué par l'ère Deschamps en une équipe taillée pour l'Euro 2028.
La conférence de presse est passée, les images ont tourné en boucle. Place maintenant à un travail plus discret mais décisif : celui de la composition du groupe. Officiellement installé à la tête des Bleus depuis le 28 juillet 2026, Zinédine Zidane dispose d'un contrat courant jusqu'en 2030 — mais c'est bien l'Euro 2028, au Royaume-Uni et en Irlande, qui marquera sa première grande épreuve du feu sur le banc de l'équipe de France.
Une colonne vertébrale à construire, pas à hériter
Contrairement à un sélectionneur qui prend les commandes à quelques mois d'une échéance, Zidane bénéficie d'un luxe rare : le temps. Près de deux ans le séparent du coup d'envoi de l'Euro 2028, de quoi tester des solutions sans la pression immédiate du résultat.
Sur le papier, plusieurs noms reviennent naturellement dans les discussions pour former l'ossature de la future équipe : William Saliba, Dayot Upamecano et Aurélien Tchouaméni, tous les trois considérés comme des joueurs susceptibles d'occuper des rôles clés dans le futur groupe. Mais un chantier de cette ampleur ne se résume pas à reconduire les cadres de l'ère Deschamps — certains secteurs, en particulier les couloirs défensifs et l'axe central, restent à consolider d'ici 2028.
Le style avant les noms
Ce qui frappe surtout dans ce début de mandat, c'est la volonté affichée de Zidane d'imposer d'abord une identité de jeu avant de figer une liste. Passé par le Real Madrid où il a soulevé trois Ligues des champions consécutives comme entraîneur (2016, 2017, 2018), l'ancien numéro 10 des Bleus connaît la valeur d'un collectif cohérent plus que d'un simple assemblage de talents individuels.
À notre sens, c'est précisément là que se jouera la réussite ou l'échec des deux prochaines années : la France dispose d'un vivier de joueurs suffisant pour viser un titre, la vraie question est de savoir si Zidane parviendra à en faire une équipe, avec une hiérarchie claire et des automatismes rodés, plutôt qu'une simple addition de stars.
Le fantôme Benzema plane toujours
Il y a un nom que personne n'a totalement enterré : celui de Karim Benzema. En avril 2026, lors d'un live Instagram avec le rappeur Rohff, l'attaquant avait laissé la porte entrouverte à un retour chez les Bleus si Zidane venait à prendre les rênes de l'équipe de France — tout en reconnaissant lui-même que son âge pèserait dans la balance. Il aura 40 ans au moment de l'Euro 2028.
À ce stade, rien n'indique que Zidane envisage réellement de le rappeler. Mais le simple fait que la question continue de circuler en dit long sur l'aura que conserve Benzema auprès du sélectionneur, son ancien capitaine au Real Madrid.
Deux ans pour ne pas se tromper
D'ici l'Euro 2028, Zidane devra donc mener deux chantiers en parallèle : dégager une première ossature crédible et laisser la place à l'expérimentation, sans pour autant sacrifier les résultats immédiats en Ligue des Nations et lors des qualifications. Un exercice d'équilibriste que peu de sélectionneurs réussissent pleinement.
Pour suivre l'ensemble du parcours des Bleus vers les grandes échéances à venir, direction nos pages dédiées : Euro 2028 → et Coupe du Monde 2030 →